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L'islam intouchable.

L'islamophobe.


Il est intéressant de constater l'afflux du terme « islamophobe » dans les médias à l'encontre d'une partie de la population quelque peu chamboulée. Existe-t-il un antidote pour soigner cette épidémie d'islamophobie qui ronge nos sociétés? Ce mot est classé au top 5 des accusations favorites des politiques pro immigrationniste, après celle de raciste, de catho intégriste, d'extrémiste et d'intolérant haineux. Tous ces termes sont bien surs répertoriés soigneusement dans le dictionnaire officiel du novlangue du parti unique de France, qui craint pour sa survie et anticipe déjà avec sueurs les élections prochaines. J'appelle cette méthode d'accusation "l'auto censure par les mots" : médiocre, mais redoutablement efficace. En effet, dans un monde où le jugement des autres nous affecte tous, certaines personnes un peu trop sensibles ont peur qu'on les prenne pour ce qu'elles ne sont pas. Quoi de pire dans une société qui prône le multiculturalisme que d'être traité de raciste ou d'islamophobe? Cela insinuerait incarner le diable en personne ; une personne ralliée au mouvement des xénophobes, ou pire encore ! des imaginaires skinheads nostalgiques du néo nazisme. Ajouté à cela, le fait de critiquer l'islam reviendrait à mettre au pilori les musulmans, ce qui est une absurdité totale. La dissociation de la doctrine avec les pratiquants est souvent de coutume. Comme l'a très bien formulé Bernard Lewis, trois islams sont à distinguer :
- les écrits : le coran et les hadiths (vie de Mahomet rapportée par ses compères)
- l'interprétation de ses faits et gestes retransmis en règles de loi (la charia islamique)
- les musulmans eux-mêmes.
La majorité des gens remettent en cause les islam 1 et 2, pas les musulmans de "culture", c'est-à-dire ceux qui n'appliquent pas l'islam dans sa totalité.

Par peur du jugement, le premier reflexe de la personne influençable est de se taire. Et il n'y a pas meilleure victoire que le silence de l'opposition face à ceux qui veulent dicter leurs lois despotiques. En revanche, pour les personnes un peu plus hargneuses, les politiques doivent redoubler d'efforts dans l'art de la terreur verbale, en les accablant de tous les qualificatifs inimaginables pour tenter de les réduire au silence. Pour contrer ceux qui refusent d'affirmer haut et fort leurs convictions, les politiques paniquent : ils savent pertinemment que ceux qui s'érigent contre la dictature du "c'est pas çà l'islam", sont ceux qu'ils n'ont pas réussi à rallier dans leur électorat pour contribuer à leur projet de nouvelle France. Alors ils attaquent, bombardent d'islamophobe par ci par là dans l'espoir de fatiguer l'esprit et faire abdiquer l'ennemi. Mais, si l'on emploie un terme, il serait peut être bon de rappeler son sens étymologique. Le suffixe -phobe signifie "toute peur irrationnelle de quelque chose que l'on perçoit comme un danger". Si l'on veut aller plus loin, la phobie est considérée comme étant un trouble psychologique. A croire que la République ferait du zèle aux méthodes digne de l'ex URSS à classer les "causeurs de trouble" comme des potentiels malades mentaux. Il est ainsi plus facile de leur faire perdre toute crédibilité aux yeux du peuple qui pourrait être amené à douter lui aussi, et à se retourner contre le parti. 

Il est vrai que les gens qui émettent une critique de l'islam ont peur ; dire le contraire serait un mensonge. Mais leur peur n'est pas irrationnelle : elle est fondée. La plupart de ces personnes ont effectué un minimum de recherches et / ou ont étudié cette doctrine à travers divers lectures pour comprendre ses mécanismes. Lorsque ces personnes comprennent la complexité du système islamique (que ce soit sur le plan théologique, historique, originel, culturel etc.), et qu'elles en viennent à la conclusion qu'il n'est autre qu'un système politique dangereux, un totalitarisme revêtu d'un voile spirituel, ils frémissent. L'islam n'est pas aux portes de l'Europe : il est en Europe. On veut nous l'imposer, on nous le vend sous un bel emballage rose fluo, et on nous dit que c'est une chance. Le pouvoir nous mentirait-il ? Les politiques ne sont-ils pas supposés représenter le peuple dont l'ordre premier est d'assurer sa sécurité ? Que de paradoxes, que de mystères... la personne s'interroge, s'affole, creuse un peu plus dans ses recherches, et elle ouvre enfin les yeux. Cette personne comprend qu'elle n'est pas islamophobe : elle est réaliste. Elle craint pour ses libertés, pour l'avenir de son pays dans les années à venir. Il est de son devoir en tant que citoyen de dénoncer toute menace qui viendrait corrompre ses droits.

Phobique vous dites? L'accusation d'islamophobe ne tient donc plus. On pourrait éventuellement créer un néologisme avec le préfixe "mis- / miso" qui signifie "être contre" (ex : misogyne : contre les femmes), mais le terme de "mis-islam" sonne faux, vous me l'accorderez.

Dans le fond, la seule accusation qui se cache derrière cette inquisition du pouvoir, c'est bien votre refus, votre contestation, votre rejet de la politique actuelle. En traduction novlangue, l'islamophobe est un résistant, une personne qui réfléchit par elle-même et considère que parmi les projets des politiques à savoir intégrer l'islam dans notre société, est un suicide collectif latent. Et comme les politiques ne veulent pas que vous réfléchissiez, ils tentent de trouver un subterfuge pour vous placer sur la place publique tel un hérétique. C'est une méthode classique des systèmes totalitaires : la chasse aux sorcières, et vous traitez d'islamophobe fais parti de ce processus. En fait, vous accusez d'islamophobe reviens à dire : "Vous êtes contre le pouvoir. Cela n'est pas envisageable."

Donc, la prochaine fois que l'on vous traite d'islamophobe, ne cherchez pas à vous justifier. Ne vous justifier jamais d'une accusation qui ne reflète pas ce que vous êtes. Le bon sens et un cœur honnête sont la meilleure des combinaisons pour défendre ses idées. Chaque fois qu'on vous accuse, rappelez vous de ce que disait Staline concernant les opposants du parti :

"Si vous parlez avec un homme de droite, traitez le de fasciste. Pendant qu'il se justifiera, il n'argumentera pas."


© nounpopulus.



07/03/2015
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